Rugby. De la prison ferme requise contre Bernard Laporte et l’homme d’affaires Mohed Altrad

Trois ans de prison, dont un ferme, ont été requis mardi à l’encontre du président de la Fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte et de l’homme d’affaires Mohed Altrad, soupçonnés d’avoir noué ensemble un «pacte de corruption» en 2017. Place aujourd’hui aux avocats de la défense.

Publié le
Mercredi 21 Septembre 2022
Bernard Laporte, président de la Fédération Français de rugby (FFR), arrive avec son avocate Fanny Colin, au palais de justice de Paris, le 7 septembre 2022. © Sarah Meyssonnier/Reuters
Bernard Laporte, président de la Fédération Français de rugby (FFR), arrive avec son avocate Fanny Colin, au palais de justice de Paris, le 7 septembre 2022. © Sarah Meyssonnier/Reuters

Journée lourde de sens dans le procès concernant Bernard Laporte, Mohed Altrad, Serge Simon, Claude Atcher et Benoît Rover. Journée lourde de conséquences aussi si jamais le tribunal suivait les réquisitoires des procureurs. Quoi qu’il en soit trois ans de prison, dont un ferme, ont été requis à l’encontre du président de la Fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte et de l’homme d’affaires Mohed Altrad, soupçonnés d’avoir noué un «pacte de corruption» en 2017. Les prévenus, qui contestent les faits, «ont abîmé la probité entourant le rugby français», a justifié le procureur financier François-Xavier Dulin.

Un an ferme donc pour les deux prévenus mais aussi « une interdiction de deux ans de gérer une société commerciale et une autre interdiction de deux ans d’exercer toute fonction en lien avec le rugby, même bénévolement ». Le procureur a demandé que ces peines d’interdiction soient assorties de l’exécutoire provisoire. Ces derniers ont rajouté à cela une amende de 50 000 euros pour Bernard Laporte et une autre de 200 000 pour Mohed Altrad.

Les « dommages  collatéraux » de ces affaires

En ce qui concerne ceux que l’on pourrait appeler les « dommages collatéraux » de ces affaires, et ce même si les procureurs ont bien expliqué tout au long de leur réquisitoire que tout était lié, Serge Simon, pour une infraction de prise illégale d’intérêts, le parquet a requis un an de prison dont six mois avec sursis, une amende de 10 000 euros ainsi qu’une peine d’un an d’interdiction de toute fonction, même bénévole, en lien avec le rugby, avec là encore une exécution provisoire. Enfin pour ce qui est des derniers prévenus Claude Atcher et Benoît Rover, le ministère public a requis un an de prison dont six mois avec sursis, trois ans d’interdiction de gérer une société commerciale ainsi qu’une année interdiction de toute fonction, même bénévole, en lien avec le rugby. 

Face à ce qui est encouru par les prévenus, les avocats de la défense auront fort à faire pour redonner le moral à ces cinq personnes qui assis sur le banc « des accusés » ont marqué un certain désappointement devant la lourdeur des peines.

Plus d'articles sur les sujets qui vous intéressent : 
rugbybernard laportejustice