Lombalgie, lumbago... quand le dos dit stop

Près de 66 % des travailleurs ont ou vont souffrir d’une lombalgie au cours de leur vie. Port répété de charges lourdes, mauvaises postures, mouvements brusques, à force les lombaires accusent. Ce mal sans gravité, mais ultrarépandu, mérite d’être mieux prévenu.

Publié le
Samedi 1 Octobre 2022
 Getty Images/ Istock
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Si vous demandez à n’importe qui de mimer un bébé, il mettra son doigt dans la bouche. Si vous demandez à n’importe qui de mimer une personne âgée, il mettra la main sur le bas de son dos en se tenant courbé. Dans l’inconscient collectif, la vieillesse est toujours associée aux lombaires qui font souffrir, et pour cause : la lombalgie commune touche une très importante partie de la population, passée la vingtaine. Mais, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), ce sont particulièrement les salariés qui y sont exposés, puisque deux tiers d’entre eux sont amenés à avoir (ou ont déjà eu) une lombalgie durant leur carrière. Toujours d’après les chiffres de l’INRS publiés en 2018, le fameux « tour de reins » représente 20 % des accidents du travail et 7 % des maladies professionnelles.

Outre la marque du temps, l’un des principaux facteurs de l’apparition de ce mal est le port de charges lourdes à répétition. La sédentarité et le manque d’exercice assortis à des positions mauvaises sont également des éléments déclencheurs. Cela explique d’ailleurs pourquoi de plus en plus de jeunes souffrent de lombalgie commune. Parmi les autres causes, on retrouve le manque de sommeil, le stress, les chutes ou les simples contractures musculaires, ces fameux « faux mouvements » à l’origine de bien des problèmes.

La lombalgie se caractérise par une douleur dans le bas du dos au niveau du rachis lombaire, la zone qui regroupe les vertèbres situées entre la cage thoracique et le sacrum. Lorsque cette douleur devient aiguë, on parle de lumbago. Ses symptômes sont divers : sensation de blocage et difficulté à effectuer certains mouvements, raideur, fourmillement… Pour en guérir, il y a souvent peu de choses à faire, la plupart des interventions médicales sur le sujet étant destinées à simplement diminuer la souffrance du patient. Des antalgiques sont souvent prescrits ainsi qu’un bon repos et des séances chez le kinésithérapeute. De plus en plus de praticiens recommandent aussi une activité physique adaptée.

Aménagement de poste

Ne pas arrêter de s’entretenir pendant la maladie est un bon moyen de diminuer la douleur et même de prévenir le mal de dos chronique, beaucoup plus contraignant. Bouger est en effet la seule manière d’entretenir ses muscles, qui sont le meilleur rempart contre ces problèmes de dos. Généralement, la douleur s’estompe en quelques jours, voire un mois pour les cas les plus difficiles. Si l’arrivée d’un lumbago est souvent liée au travail, il faut bien préparer la reprise après un arrêt maladie. Il est, par exemple, possible de bénéficier d’un aménagement de poste ou de conditions spécifiques, notamment pour les emplois physiques, en contactant le médecin du travail.

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